Statistiques du cancer du poumon

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Les statistiques du cancer du poumon démontrent qu'il est le premier type de cancer en terme de fréquence. Si le tabagisme en est la principale cause, les risques sont multiples. De plus, il existe différents types de stades et de tumeurs nécessitant d'adapter les soins.

Statistiques du cancer du poumon : le cancer le plus fréquent

Le cancer du poumon représente le cancer le plus fréquent. La consommation de tabac est en grande partie responsable de ce résultat, mais il existe d'autres causes à prendre en considération. Voici une synthèse des principaux chiffres :

  • L'incidence du cancer du poumon est d'environ 52 cas sur 100 000 chez les hommes et de 18 sur 100 000 chez les femmes. Le nombre de cancer du poumon est le plus élevé bien qu'il ne s'agisse que du deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes derrière le cancer de la prostate et du troisième le plus fréquent chez les femmes derrière celui du sein et du côlon.
  • Les hommes ayant entre 35 et 45 ans sont les plus touchés, mais de plus en plus de femmes y sont sujettes puisqu'elles fument aujourd'hui autant que les hommes.
  • En effet, le nombre de femmes victimes d'un cancer du poumon a triplé au cours des 20 dernières années (+ 4 % par an), alors qu'il tend à légèrement baisser chez l'homme.
  • En France, on retrouve le plus souvent le cancer du poumon :
    • chez l'homme dans les départements du Nord : 101 cas pour 100 000 personnes dans les Hauts-de-France, 103/100 000 en Bourgogne-Franche-Comté et en Normandie et 105/100 000 dans le Grand Est,
    • chez l'homme dans les régions du Sud : 103/100 000 en Occitanie et en PACA et même 120 en Corse,
    • chez la femme dans les régions urbanisées du sud : Occitanie (39/100 000), PACA (40/100 000) et aussi la Corse (52/100 000) ; viennent derrière la Nouvelle-Aquitaine (38/100 000), le Grand Est (36/100 000) et le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté (34/100 000).
    • Chez les hommes comme chez les femmes on retrouve une sous-incidence de cancers du poumon dans l'ouest de la France.
  • Par ailleurs, 12 % des cancers du poumon sont d'origine professionnelle en raison de l'exposition à certaines substances telles que l'amiante, l'arsenic, le goudron, la silice, etc.
  • La survie nette est :
    • à 1 an, de 53 % chez les patients de 50-60 ans à 36 % chez ceux âgés de 80 ans,
    • à 5 ans, de 20 % pour les 50-65 ans et de 9 % pour les plus âgés,
    • à 10 ans, plus favorable pour les femmes, de même que pour les personnes encore vivantes 5 ans après le diagnostic (de 72 à 48 % en fonction de l'âge au diagnostic chez les hommes et de 77 à 54 % chez les femmes).

Bien entendu, il s'agit de chiffres soumis à variation et ils ne tiennent pas compte de tous les facteurs qui peuvent rentrer en ligne de compte. Par exemple, selon une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés en ligne dans la revue Cancer, les risques de développer un cancer du poumon seraient diminués de 77 % chez les personnes en bonne condition physique.

Statistiques du cancer du poumon : un taux de mortalité élevé

En France et dans le monde, le pronostic du cancer du poumon est assez sombre. En effet, il est :

  • la première cause de mortalité par cancer (50 % de probabilité de décès au cours de la première année chez les hommes de 60 ans et 43 % chez les femmes) ;
  • la première cause de mortalité chez la femme en Europe (depuis 2017), devant le cancer du sein, avec plus de 10 000 cas par an.
Statistiques du cancer du poumon
 

En France (chiffres de 2016)

En France (chiffres prévisionnels 2017) Dans le monde (2015)
Nouveaux cas 39 635 (28 614 hommes et 11 021 femmes) 49 100 (32 300 d'hommes et 16 800 de femmes) 1,8 million (soit 13 % du total des cancers)
Nombre de victimes 29 846 (22 253 hommes et 7 593 femmes) 31 000 (dont 65 % d'hommes) 1,69 million (soit 19,4 % du total) dont 94 500 en Europe

Les pays européens et l'Amérique du Nord sont les régions du monde les plus touchées par le cancer du poumon. Les meilleurs taux de survie européens se retrouvent dans les pays scandinaves (Islande, Finlande, Norvège et Suède) et les moins bons en Pologne, République tchèque et Slovénie.

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